— Chemins d'Éveil Chemins de Joie

Textes spirituels, repères unitistes et pratiques de conscience pour cheminer vers l’Éveil et la Joie


Confiance

Ouvrir la porte de la joie par le choix intérieur

Voici deux voyageurs égarés dans la nuit. Ils ont froid et faim. Soudain au détour d’un chemin, ils découvrent une masure dont la porte laisse passer des filets de lumière. Vont‑ils y trouver chaleur et réconfort ?

  • — Certainement oui, pensera l’un des deux voyageurs…
  • — Certainement non, pensera l’autre…

Et ce dernier poursuivra son cheminement désespéré dans la nuit alors que le premier s’en ira frapper à la porte et sera pourvu de ce dont il a besoin…

Jugera‑t‑on ma comparaison un peu trop simple, voire même un peu bien enfantine ?
Possible.
N'empêche qu’elle correspond exactement au réel et permet de classer les hommes, selon leur nature profonde, dans les deux catégories dont ils relèvent essentiellement, la catégorie des “oui” ou des “non », des + ou des -, des croyants ou des douteurs, des “orientés vers la vie” ou des “orientés vers la mort”…
Celui qui pense non, par principe et a priori, se condamne. Celui qui pense oui se donne une chance ou plus exactement, l’accepte… Cette histoire est celle du « frappez et l’on vous ouvrira ».
Or je le demande, combien sont‑ils parmi nous, ceux qui ne frappent pas aux portes du ciel — de la joie si l’on préfère — pour cette seule raison qu’ils pensent “non” sans savoir pourquoi et que, stupidement “coincés” en leur négation, ils se refusent à accepter non seulement le oui, mais encore le “peut‑être”…
Notre comparaison permet une observation de plus, celle‑ci : Celui qui a dit oui, qui a frappé et qui a reçu, dira‑t‑il « J’ai conquis, je me suis emparé, j’ai enlevé le morceau de haute lutte ? » Évidemment non. Il dira : « La porte s’est ouverte. On m’a donné. J’ai tout simplement reçu ».

Autrement dit :

Ce qu’il faut, c’est être en attitude positive et ne pas douter que la porte puisse s’ouvrir. Sinon, on passe à côté du pain et de la joie, stupidement. Mais si l’on a frappé et que la porte s’est ouverte, ce n’est pas une chose due que l’on reçoit, une chose dont on est propriétaire depuis toujours, c’est un don, un cadeau, et c’est comme tel qu’il faut le recevoir…

Notons‑le tout de suite :

Les vrais biens spirituels — la vraie joie par exemple — nous arrivent d’une façon un peu particulière, par rayonnement ou jaillissement si l’on peut dire, ou encore par effluves…
Sans doute sont‑ils diffus ou immanents au monde matériel, mais ils n’en relèvent pas, et il faut changer de zone ou de dimension pour en bénéficier. Il faut en quelque sorte changer de niveau et d’étage, faire un effort plus ou moins considérable selon les individus pour “s’extirper” de la cave et prendre pied au rez‑de‑chaussée. Et c’est alors, une fois que l’on a pris pied au rez‑de‑chaussée, que l’on bénéficie — et gratuitement — de la lumière et de la chaleur…
Personne ne fait ni ne peut faire pour nous l’effort nécessaire à la base. Nous pouvons être aidés, bien sûr. Mais nous ne le sommes qu’à la condition de nous aider nous‑mêmes d’abord. Ce qui est donné, c’est ce que l’on reçoit ensuite…

Georges Saint‑Bonnet
Dépassement et réalisation

Thème : Joie

Croix de Lumière